Comment on s’en sert.
De la création du compte à la mise en ligne, dans l’ordre.
Démarrer — Chapitre 1
Commencer
De la création du compte au site visible en ligne.
Ouvrir un compte
L’écran de connexion propose « En créer un » lorsque la plateforme accepte les inscriptions ; sinon on entre par un lien d’invitation, ou par un compte ouvert pour vous par une organisation. Un compte neuf reçoit d’office son organisation personnelle et un « Projet principal ». Un seul compte porte autant de sites que vous voulez.
Créer un site
Sur « Vos projets », le bouton « Nouveau ». On y choisit « Composé dans l’éditeur » ou « Mes propres fichiers » — ce choix ne se change plus ensuite —, un nom, et un domaine qu’on peut laisser vide pour l’instant. L’organisation et le projet ne sont demandés que si vous en avez plusieurs.
Choisir un point de départ
Un site composé demande ensuite d’où il part : « Page blanche », ou l’un des onze modèles complets — artisan, restaurant, cabinet, photographe, association… « Créer et ouvrir » ouvre l’éditeur sur la page d’accueil. Un modèle ne se réapplique pas après coup : c’est un point de départ, pas un habillage.
Composer sans enregistrer
Il n’y a pas de bouton « Enregistrer » : le document part tout seul après une pause de frappe, et la barre passe de « modifications en attente… » à « enregistré ». ⌘Z annule, ⇧⌘Z refait, sur une cinquantaine de pas — le temps de la session.
Rattacher un domaine
« Publier » reste grisé tant que le site n’a pas de domaine. On le pose dans « Gestion » → « Général » → « Domaine principal », puis on crée chez son registrar l’enregistrement que l’onglet « Domaines » affiche. Publier n’attend pas la propagation : les deux avancent en parallèle.
Publier, puis regarder
« Publier » fabrique les pages, les dépose en ligne et rend l’adresse, cliquable. Une adresse d’essai devient disponible à la même occasion : interdite aux moteurs de recherche, elle donne quelque chose à montrer pendant que le domaine met ses heures à pointer. Chaque publication archive une version, restaurable depuis « Gestion » → « Versions ».
Composer — Chapitre 2
Composer avec l’éditeur
Ce que l’éditeur contient, et dans quel ordre s’en servir.
Ajouter un bloc
Le bouton « Ajouter » ouvre la bibliothèque à la place du rail gauche, en deux onglets : « Sections », des mises en page déjà réglées — barre de navigation, bandeau, trois formules, questions fréquentes, pied de page complet —, et « Éléments ». Un clic ajoute à la fin de la page ouverte ; glisser vise un endroit précis. Sous les éléments préréglés viennent les treize primitives : Conteneur, Texte, Image, Bouton, Menu déroulant, Ligne dépliable, Formulaire, Avant / après, Vidéo, Vidéo en boucle, Code libre, Liste d’articles, Carrousel.
Se repérer dans l’arbre
L’onglet « Contenu » du rail gauche montre la page entière, en-tête et pied de page communs compris. C’est le seul accès direct aux conteneurs qu’un clic ne peut pas viser, parce que leurs enfants les remplissent entièrement. La ligne sélectionnée porte « Monter » et « Descendre » : entre frères, il n’y a que deux directions. L’en-tête et le pied appartiennent au document et non aux pages — modifiés une fois, appliqués partout.
Régler dans l’inspecteur
Le rail droit a deux onglets. « Bloc » donne le contenu puis la présentation, chaque réglage affichant sa valeur ou « hérité » suivi de celle qu’il reprend ; la croix l’efface au lieu de l’écrire à vide. « Page » porte le titre, l’adresse, la description et l’image de partage, avec l’aperçu de ce que Google affichera.
Les trois paliers d’écran
Mobile, Tablette et Bureau, à partir de 0, 768 et 1200 pixels. Mobile s’applique à tous les écrans ; les deux autres ne font que le surcharger, et ce qu’on y laisse libre est hérité du palier précédent. Choisir un palier dans la barre revient à voir cet écran et à écrire dedans. Un quatrième calque, le survol, s’ajoute par-dessus tous les paliers.
Le thème du site
Le bouton « Thème » ouvre les réglages qui valent pour le site entier : sept couleurs nommées — Principale, Fond, Texte, Bordures… —, deux polices, la largeur du contenu et l’icône de l’onglet. Les couleurs sont des jetons, pas des teintes recopiées : en changer une repeint partout où elle est posée, sans rouvrir un seul bloc. Le catalogue de typographies est servi par la plateforme et jamais par un tiers, et accepte en plus vos propres fichiers woff2.
Placer au doigt
Saisir un bloc par son corps, dans un conteneur, transforme ce conteneur en toile libre : chaque enfant garde exactement la place qu’il occupait, et se déplace ensuite où l’on veut. Les coordonnées et la largeur s’écrivent en pourcentage, la hauteur de la toile en pixels — tout se relit et se corrige au chiffre près dans l’inspecteur. La toile ne vaut que pour le palier édité : posée sur Bureau, les mêmes blocs s’empilent encore sur téléphone. Pour faire changer un bloc de conteneur, on tire la poignée de sa barre, pas son corps.
Composer — Chapitre 3
L’assistant intégré
Dire ce qu’on veut, et le voir fait.
L’ouvrir
Le bouton étoilé, en bas à droite de la console, sur n’importe quel écran. Ouvert depuis l’éditeur d’un site, il sait de quel site vous parlez et n’a pas à le chercher ; ouvert depuis l’accueil, il commence par lister les vôtres. La conversation vit dans l’onglet : rien n’en est enregistré, et la fermer l’efface.
Ce qu’il fait
Les mêmes gestes que vous : composer une page, ajouter une section, régler le thème et la typographie, déposer une image depuis une adresse, remplir les mentions légales, rattacher un domaine, publier. Il pose les sections du MÊME catalogue que le bouton « Ajouter » de l’éditeur — des bandes de page entières, déjà réglées, qu’il remplit ensuite avec vos textes. Il agit avec VOTRE compte et vos droits : il ne voit que vos sites, et ce qu’une attribution vous refuse lui est refusé aussi.
Il se souvient de vos sites
Il sait ce qu’il y a sur le site avant même que vous parliez — pages, sections, thème — et il garde quelques lignes de ce qu’il y a déjà fait les fois précédentes. Reprendre trois jours plus tard ne demande donc pas de tout réexpliquer : « continue ce qu’on avait commencé » suffit. Ces notes s’effacent avec le site. La conversation elle-même, en revanche, n’est enregistrée nulle part : elle vit dans l’onglet et disparaît avec lui.
Le suivre, et l’arrêter
Chaque outil qu’il appelle s’affiche au moment où il l’appelle — « Plan du site », « Poser une section », « Publier » — et la liste reste sous sa réponse : c’est le compte rendu de ce qui a été touché. « Arrêter » coupe un tour en cours. Si l’éditeur est ouvert sur le site qu’il modifie, la page se met à jour toute seule dès qu’il a fini ; si vous étiez en train d’y écrire, il vous le propose au lieu de le faire dans votre dos.
Ce qu’il ne fera pas
Supprimer un site : c’est le seul geste que rien ne défait, et il ne lui est pas donné. Il ne publie pas non plus de lui-même — enregistrer ne publie pas, et il faut le lui demander. Enfin, rien ne s’enregistre qui ne passe la validation du document : un réglage mal nommé lui revient avec son motif au lieu d’être rangé sans effet.
Le compteur du mois
Le nombre de demandes est compté par organisation et par mois civil. Le compteur s’affiche en haut du panneau et repart le premier de chaque mois. Il ne coupe rien d’autre : atteindre le plafond ferme l’assistant, pas la console.
Les plafonds par palier Palier Demandes par mois Solo dix Pro cinquante Studio deux cents
Composer — Chapitre 4
Le connecteur MCP
Piloter la console depuis un assistant compatible MCP.
À quoi il sert
Un assistant compatible MCP — Claude, par exemple — compose vos pages, dépose vos images et publie vos sites à votre place. Il n’obtient aucun accès particulier : il agit avec votre compte, et ne voit donc que vos sites. C’est le vôtre et vous le payez : il ne consomme pas les demandes de l’assistant intégré, et aucun plafond ne s’y applique de notre fait.
Le brancher dans un client
L’adresse à coller est dans « Mon compte » → « Appareils » → « Connecteur MCP ». Dans Claude : Réglages → Connecteurs → Ajouter un connecteur personnalisé, un nom libre, puis cette adresse. Laissez vides l’identifiant et le secret client OAuth des paramètres avancés — l’application s’enregistre elle-même, il n’y a aucune valeur à aller chercher.
Autoriser, puis retirer
À la validation, l’écran de connexion de la plateforme s’ouvre : votre mot de passe, et votre code à six chiffres si la double authentification est active. L’autorisation ouvre une session ordinaire, listée sous « Connecteur MCP » parmi vos appareils connectés — c’est là qu’on la referme.
Ce qu’il sait faire
Une trentaine d’outils. Composer : lire le plan d’un site, poser l’arbre d’une page, ajouter ou retoucher un bloc, régler le thème, déposer un média depuis une adresse, remplir les mentions légales. Exploiter : publier, rattacher un domaine, lire les messages reçus et la fréquentation. Un guide du modèle de blocs et une invite « Construire un site » l’accompagnent, pour qu’il n’ait pas à deviner.
Les garde-fous du connecteur
Rien n’est enregistré qui ne passe la validation : un style mal nommé revient avec son motif au lieu d’être rangé sans effet. Le document est relu et réécrit à chaque appel, donc rien à resynchroniser si l’éditeur travaille en même temps. Sur un site « fichiers », seules la publication, les domaines et la fréquentation s’appliquent.
Mettre en ligne — Chapitre 5
Apporter ses propres fichiers
Le second parcours : un site construit ailleurs, servi tel quel.
Choisir ce type à la création
« Mes propres fichiers », dans le dialogue de création du site. Ni éditeur, ni formulaire de contact, ni page de mentions légales engendrée ; dix mégaoctets par site. Ce choix ne se change pas ensuite, dans un sens comme dans l’autre.
Déposer depuis la console
L’écran « Fichiers » remplace l’éditeur : « Déposer des fichiers », « Déposer un dossier », « Nouveau dossier », ou un glisser-déposer n’importe où sur la page. Un dossier glissé garde son arborescence, un fichier déposé sur un nom existant le remplace, et rien n’est décompressé — un .zip reste un fichier ordinaire. Sont refusés à l’entrée les noms commençant par un point, les chemins qui sortent du site, et deux noms qui ne diffèrent que par la casse.
Voir avant de publier
Le bouton « Aperçu » ouvre l’arbre de travail tel que le site le servira — l’index de chaque dossier, le « .html » sans extension — dans un onglet isolé qui ne voit ni votre session ni l’éditeur. C’est la même résolution de chemins que le site publié : ce que vous y voyez est ce qui partira. Réservé aux personnes connectées qui gèrent le site.
Créer la clé de déploiement
« Gestion » → « Dépôt » crée une clé de déploiement : un nom pour la reconnaître, une plage d’adresses source au besoin — un runner GitLab.com n’en a pas, un runner maison peut en avoir une —, et un secret qui n’apparaît qu’une seule fois. Une clé perdue ne se retrouve pas : elle se révoque et se refait.
Poser les variables dans GitLab
Le job en attend trois, à poser dans votre projet sous Settings → CI/CD → Variables. « Masquée » ne cache la valeur que dans les journaux de job : le script continue de s’en servir, et c’est le seul réglage à y faire.
Les trois variables du job Variable Ce qu’elle porte SITRICLOUD_KEY le porteur « identifiant.secret » — à cocher « Masquée » SITRICLOUD_SITE l’identifiant du site visé SITRICLOUD_DOMAIN son domaine, que le job interroge après le dépôt Le job GitLab, à coller tel quel
Le même écran donne le job en entier — rien à assembler. L’image doit porter tar et curl : l’exemple suppose un site construit en Node ; pour un autre build, alpine:latest après un « apk add --no-cache curl » suffit. L’arbre distant est remplacé en entier puis basculé : un fichier disparu du build disparaît du site.
.gitlab-ci.yml deploy: stage: deploy image: node:22-alpine script: - npm ci && npm run build # dist/ : le site construit - apk add --no-cache curl # Un seul appel : l'arbre distant est remplacé en entier, puis basculé. # --fail-with-body : un refus de l'API (400, 403) affiche SA raison dans # le journal du job, là où -f l'aurait avalée. - tar czf - -C dist . | curl -sS --fail-with-body --data-binary @- -H "Authorization: Bearer $SITRICLOUD_KEY" -H "Content-Type: application/gzip" https://manager.sitri.cloud/deploy/v1/sites/$SITRICLOUD_SITE/release # La publication n'est acquise que si le domaine sert la nouvelle version. - curl -sfS -o /dev/null "https://$SITRICLOUD_DOMAIN/"Lire les refus du dépôt
La raison exacte d’un refus arrive dans le corps de la réponse ; le job donné par la console l’affiche dans le journal. Si la nouvelle version ne répond pas correctement une fois en ligne, la plateforme revient toute seule sur la précédente — le site des visiteurs n’a pas cessé de répondre — et prévient le propriétaire par courriel.
Les quatre refus possibles Code Ce qu’il dit 401 la clé est absente de la requête 403 le secret est faux, la clé révoquée, ou l’adresse hors de la plage posée 400 l’archive porte un fichier caché, un lien symbolique, deux noms qui ne diffèrent que par la casse, ou dépasse le plafond : vingt mégaoctets comprimés, dix détendus 429 le rythme est trop soutenu : trente dépôts au plus par quart d’heure, par clé Ce que la plateforme sert
Un index.html fait la page d’accueil de son dossier, /contact sert contact.html, et un 404.html à la racine devient la page d’erreur. Les fichiers compressibles sont précompressés et servis tels quels. La casse compte, et ni les fichiers cachés ni les liens symboliques ne passent le dépôt.
Ce qui n’existe pas ici
Pas de repli d’application monopage : une adresse inconnue rend un 404, et non la page d’accueil. Pas d’adresse d’essai non plus — ce type de site n’est servi que sous son propre domaine, qu’il faut donc avoir rattaché pour publier. Aucun code du site ne s’exécute sur le serveur. La mesure d’audience, elle, reste possible : elle est simplement éteinte à la création.
Mettre en ligne — Chapitre 6
Déployer depuis GitHub
Pousser dans le dépôt, et le site se met à jour tout seul.
Brancher le dépôt
« Gestion » → « Dépôt » → « Déploiement GitHub ». On entre le propriétaire — votre nom d’utilisateur ou celui de l’organisation —, le nom du dépôt et la branche, « main » si le champ reste vide. Pour un dépôt privé, un token GitHub à accès « Contents » en lecture seule, chiffré par la plateforme. Rien d’autre : aucune URL à coller, la plateforme ne télécharge qu’à partir de ces deux noms.
Poser le webhook dans GitHub
Le branchement affiche, une seule fois, l’adresse du webhook et son secret — la base n’en garde que le chiffré. Dans GitHub, ouvrez le dépôt → Settings → Webhooks → Add webhook, collez l’adresse et le secret, choisissez « Just the push event », et enregistrez. Si vous perdez le secret, débranchez puis rebranchez : la plateforme en rend un neuf.
Pousser, c’est publier
Dès lors, chaque push sur la branche déclenche un déploiement : la plateforme télécharge l’arbre, remplace celui du gestionnaire de fichiers et publie. Un fichier poussé se retrouve en ligne, un fichier supprimé du dépôt disparaît du site. Le dépôt doit contenir le site prêt à servir — aucun build n’est exécuté ici —, et il respecte les mêmes limites que le gestionnaire : dix mégaoctets, pas de fichier caché ni de lien symbolique.
Voir l’issue d’un déploiement
La section affiche la branche, l’état du dépôt (public ou privé) et le dernier déploiement : son commit, sa date, ou la raison de son échec. Un push raté laisse le site sur sa dernière bonne version, n’efface rien, et prévient le propriétaire par courriel — un push n’a personne devant l’écran pour lire la section.
Déployer sans pousser
Le bouton « Déployer maintenant » télécharge la branche et publie sur-le-champ : utile pour la mise en service avant tout push, ou pour rejouer un déploiement après avoir corrigé le dépôt. Il rend le même compte rendu que le bouton « Publier » — l’adresse et le nom de la version mise en ligne.
Débrancher
« Débrancher » détache le dépôt : le webhook cesse d’être accepté et les pushes ne changent plus rien. Le site reste en ligne tel qu’il est, et l’arbre du gestionnaire de fichiers reste en place — on peut reprendre le dépôt à la main à tout moment.
Mettre en ligne — Chapitre 7
Domaine et HTTPS
Rattacher un nom, le faire pointer. Le HTTPS suit tout seul.
Poser le domaine principal
« Gestion » → « Général » → « Identité » : le champ « Domaine principal », puis « Enregistrer ». C’est l’adresse canonique, celle que les pages publiées annoncent et vers laquelle les alias redirigent. Elle ne se retire pas — elle se change.
Créer l’enregistrement chez votre registrar
L’onglet « Domaines » affiche sous chaque nom l’enregistrement à créer, et un bouton copie la valeur — les adresses ci-dessous sont des exemples, les vôtres sont dans cet onglet. La page interroge le DNS à chaque affichage et répond « Pointe sur le serveur », « Pointe ailleurs » ou « Aucune réponse DNS » : rechargez-la pour suivre la propagation. Quand le domaine est hébergé sur le compte Infomaniak de la plateforme, un bouton « Créer les enregistrements » les pose à votre place — sans rien écraser : un nom déjà servi par un autre enregistrement est refusé, jamais remplacé, et le retrait d’un domaine ne retire que ce que la plateforme a posé.
La forme des enregistrements à créer www CNAME <nom du serveur> # l'alias, recommandé @ A <adresse IPv4> # domaine nu : les deux adresses, @ AAAA <adresse IPv6> # pour les registrars sans CNAME au sommetAjouter les alias, dont le www
Le champ « Ajouter un domaine » en rattache autant qu’il en faut. La case « Rediriger vers le domaine principal », cochée par défaut, fait répondre une redirection permanente ; décochée, l’alias sert les mêmes pages sous son propre nom. Le www n’a rien d’automatique : c’est un alias comme un autre, à ajouter et à faire pointer.
Le HTTPS arrive de lui-même
Il n’y a rien à demander : aucun bouton, aucun réglage. Dès qu’un domaine pointe vers le serveur et que le site est publié, la plateforme obtient le certificat et le pose — comptez quelques minutes après la propagation. La pastille du domaine passe de « HTTPS en préparation » à « HTTPS actif », et un domaine ajouté plus tard entre dans le certificat suivant. Le renouvellement se fait un mois avant l’échéance, sans vous non plus. Tant qu’un domaine ne pointe pas encore ici, c’est sa pastille DNS qui dit ce qui manque.
Montrer avec l’adresse d’essai
Un site composé reçoit une adresse sous le domaine de la plateforme, servie en HTTPS, disponible dès la première publication. Les moteurs de recherche ont interdiction de l’explorer comme de l’indexer, et les pages continuent d’annoncer votre domaine comme adresse de référence. Elle sert à montrer, pas à héberger : visiteurs simultanés, rythme des requêtes et débit des gros fichiers y sont plafonnés — invisible à qui regarde, infranchissable pour une audience. On la coupe depuis « Général » une fois le vrai domaine en place — mais pas avant, sous peine de rendre le site injoignable s’il n’en a pas d’autre.
Équipe et statistiques — Chapitre 8
Travailler à plusieurs
Donner l’accès à quelqu’un sans lui donner tout.
Trois niveaux, quatre portées
Une organisation regroupe des projets ; un projet regroupe des sites et des passerelles. Un accès se donne sur l’organisation entière, sur un projet, sur un site ou sur une passerelle — et posé sur l’organisation, il vaut aussi pour ce qui y sera créé plus tard. Le propriétaire, lui, n’a besoin d’aucune attribution : sa propriété ne s’attribue ni ne se retire, elle se cède.
Attribuer un jeu de droits
« Organisation » → « Politiques » → « Attribuer un accès » se lit comme une phrase : qui, quels jeux, sur quoi. Dix-huit jeux nommés, de « Consulter un site sans rien y changer » à « Tout dans l’organisation, sauf en être le propriétaire », en passant par « Composer et publier un site » ou « Gérer les domaines, sans voir le reste ». Le panneau développe les permissions ouvertes avant que vous validiez ; les jeux s’additionnent, aucun ne retranche. Le destinataire peut être une personne ou une application — une identité machine qui porte une clé plutôt qu’un mot de passe.
Inviter quelqu’un par un lien
« Partages » → « Inviter quelqu’un » produit un lien qui porte déjà le jeu et la portée : celui qui l’accepte ne choisit rien. Aucun courriel n’est envoyé — le lien s’affiche une seule fois, à vous de le transmettre — et quiconque l’ouvre en étant connecté obtient l’accès. Il vaut donc autant qu’un mot de passe pendant les quarante-huit heures où il vit.
Ouvrir un compte pour un salarié
« Utilisateurs » → « Ouvrir un compte » crée un compte qui appartient à l’organisation, avec un mot de passe provisoire montré une fois. Son titulaire doit le remplacer avant de pouvoir faire quoi que ce soit d’autre. Un tel compte se désactive — ce qui coupe aussitôt ses sessions, et se rallume — avant de pouvoir être supprimé.
Activer la double authentification
« Mon compte » → « Sécurité » : un code à six chiffres, calculé hors ligne par une application d’authentification, ou envoyé à l’adresse du compte. Dix codes de secours à usage unique sont remis à l’activation et ne seront plus jamais réaffichés. Chaque geste sensible du compte redemande ensuite le mot de passe.
Céder une organisation
Le propriétaire seul peut la céder, et jamais son organisation personnelle. Le lien vaut sept jours et ne s’accepte que depuis le compte auquel il s’adresse ; à l’acceptation, projets, sites, domaines, messages reçus et comptes d’organisation changent de mains au même instant. Le cédant perd tout accès dans la seconde : s’il doit continuer à y travailler, le nouveau propriétaire devra le lui rendre par une attribution.
Équipe et statistiques — Chapitre 9
Statistiques et messages reçus
Ce que le site rapporte : sa fréquentation, et ce que les visiteurs écrivent.
Une vue de page, rien d’autre
Le script inséré dans les pages publiées transmet trois choses : le chemin, le référent et la largeur de l’écran. Aucun cookie, aucun stockage local, aucune adresse IP conservée — elle sert à calculer une empreinte salée, valable une journée et propre au site, puis disparaît. Du référent, seul l’hôte est gardé ; les robots connus sont écartés. C’est ce qui dispense d’un bandeau de consentement.
Lire l’écran « Statistiques »
Quatre périodes — Aujourd’hui, 7, 30 et 90 jours — puis les vues, les visiteurs, les pages par visiteur et le temps de visite moyen. En dessous : les pays sur une carte, les pages, les pages d’entrée et de sortie, le temps moyen passé sur chaque page, les provenances, les navigateurs, les systèmes, les appareils, et une grille des heures d’activité. Les découpages suivent l’heure locale du public du site. Une même personne revenue le lendemain compte pour un nouveau visiteur : c’est le prix de l’absence d’identifiant. Les durées sont déduites des écarts entre pages vues, rien n’étant mesuré au départ du visiteur : une visite d’une seule page compte donc pour zéro seconde.
Recevoir les messages
Le bloc « Formulaire » a des champs que vous définissez vous-même : texte court, adresse email, téléphone, texte long, liste déroulante, case à cocher, date, nombre. Tout ce qui est envoyé arrive dans « Messages reçus », que la notification par courriel soit partie ou non. On y marque lu, on supprime — sans corbeille — et on exporte en CSV, ouvrable tel quel dans un tableur.
Faire partir un courriel
« Gestion » → « Formulaires » pose d’abord la question des destinataires : qui reçoit l’alerte à chaque message. Par défaut c’est l’adresse de votre compte, et on peut en régler d’autres, séparées par des virgules — la plateforme expédie l’alerte depuis son adresse de notification, aucun réglage technique à fournir. Vient ensuite la confirmation au visiteur : un interrupteur, puis le serveur SMTP qui l’expédiera — hôte, port, identifiants, expéditeur, avec quelques fournisseurs courants pré-remplis —, et le message lui-même, sujet et texte personnalisables. « Enregistrer et envoyer un test » vérifie sur-le-champ que la chaîne fonctionne. Sans serveur, aucun accusé ne part ; rien n’est perdu pour autant, les messages restent consultables.
Relayer vers un webhook
La même page poste chaque envoi en JSON à l’adresse de votre choix, en HTTPS uniquement — la charge utile porte les coordonnées du visiteur. Les champs y sont donnés deux fois : la liste garde l’ordre du formulaire et ses libellés lisibles, la carte se branche directement dans un outil qui ne sait lire qu’un chemin. Un secret facultatif fait signer le corps, dans un en-tête X-SitriCloud-Signature que votre serveur vérifie. Une seule reprise en cas d’échec, et l’état du dernier envoi reste affiché : le webhook est un relais, jamais le seul dépôt.
Ce que reçoit votre serveur, en POST { "event": "form.submission", "site": { "id": "b7d1…", "name": "Atelier Marchand" }, "form": "Contact", "submittedAt": "2026-09-27T09:12:31Z", "fields": [ { "key": "nom", "label": "Votre nom", "value": "Marie Duret" }, { "key": "email", "label": "Adresse e-mail", "value": "marie@exemple.fr" } ], "values": { "nom": "Marie Duret", "email": "marie@exemple.fr" } }
La passerelle — Chapitre 10
La passerelle
Exposer sous votre domaine, en HTTPS, un service qui tourne sur votre machine.
Créer la passerelle et son domaine
« Nouveau » → « Nouvelle passerelle » : un nom, et le domaine sous lequel le service sera exposé — renseignable plus tard depuis « Général ». La passerelle est vivante dès sa création : le vhost est écrit et le domaine servi, mais rien ne répond tant que le serveur maison n’a pas ouvert le tunnel. Une adresse d’essai est posée d’emblée, avant même que votre domaine soit là — elle sert à vérifier que le tunnel passe, et ses plafonds (visiteurs simultanés, requêtes, débit) la rendent impropre à exposer un service pour de bon : c’est le rôle du domaine.
Installer le CLI sur le serveur
L’onglet « Connexion » affiche une commande à exécuter en root sur la machine qui héberge le service. Elle ne porte aucun secret : elle installe le CLI, puis vous propose les deux commandes suivantes, où l’identifiant de la passerelle est déjà rempli — ajustez localhost:3000 au port réel de votre service. Le « login » se valide dans le navigateur, le « add » enrôle cette passerelle et pose le service. Il faut curl, autossh et ssh sur ce serveur, ainsi que systemd (Debian, Ubuntu, Arch, Fedora…) ou OpenRC (Alpine).
Sur le serveur maison, en root curl -fsSL https://manager.sitri.cloud/api/cli/install.sh \ | sudo sh -s -- --gateway <id> --to localhost:3000 sitricloud-tunnel login # ouvre une demande à valider dans le navigateur sitricloud-tunnel add --gateway <id> --to localhost:3000Vérifier que le tunnel est connecté
Le serveur ouvre lui-même la connexion, vers l’extérieur : aucun port entrant à ouvrir chez vous, et la clé posée est bornée à ce seul tunnel — ni shell, ni autre redirection. La pastille passe à « Tunnel connecté » dès que le port alloué est en écoute. L’écran « Statut » trace le débit montant et descendant en direct, sur les cinq dernières minutes ; rien n’est conservé, quitter la page efface la courbe.
Restreindre les chemins exposés
L’onglet « Routage » a deux régimes symétriques. « Tout exposer » proxifie l’intégralité du service et ne refuse que les chemins listés ; « Tout bloquer » fait l’inverse, seuls les chemins listés passent et tout le reste répond 403. Chaque chemin posé choisit sa correspondance. Tant que la liste est vide, les deux régimes se ramènent au même proxy transparent : « Tout bloquer » ne restreint rien avant sa première ligne.
Les deux correspondances d’un chemin Correspondance Ce qu’elle vise Exact cette adresse seule Préfixe tout ce qui commence par le chemin posé Certificat et référencement
L’onglet « Domaines » donne l’enregistrement à créer chez votre registrar. Le HTTPS suit tout seul dès que le domaine pointe vers le serveur : une passerelle est en service dès qu’elle existe, il n’y a aucune étape préalable ni rien à demander. L’onglet « Référencement » ajoute au besoin l’en-tête X-Robots-Tag et un robots.txt qui interdisent l’indexation — ce qu’on veut d’un tableau de bord ou d’une API.
Régénérer la clé du tunnel
« Connexion » → « Régénérer la clé » remplace la paire du tunnel si elle a fuité. L’ancienne cesse aussitôt de fonctionner et le service reste hors ligne jusqu’au réenrôlement du serveur maison ; la commande d’installation, elle, ne change pas — il suffit de la relancer. Supprimer la passerelle retire le vhost, le certificat, la clé et l’enregistrement DNS géré par la plateforme : le service maison n’est pas touché, il cesse d’être exposé.
Reste à le faire.
La console est ouverte ; la première publication tient en quelques minutes.